Carré Hermès

Carré Hermès

De carré en carrés

Longtemps, j’ai rêvé d’avoir pour compagnon quotidien un carré Hermès. Je m’étais promis d’en acquérir un dès que la vie me le permettrait. Je considère depuis longtemps ces carrés comme un accessoire emblématique et intemporel. Ils m’accompagnent lors des froides journées d’hiver, lors des nuits solitaires, dans la maladie. Ils se marient toujours fabuleusement aux pièces éphémères enfantées par la Fast Fashion.

J’aime les carrés d’amour et ils sont pour moi une source de gaîté sans borne. Leur soie crisse et frémit sous les caresses de mes doigts. Je saurai les reconnaître entre mille. Les infinies façons de les nouer ne laissent pas une seconde la possibilité de s’en lasser. A cela s’ajoute l’immense éventail de motifs et de couleurs. J’aime également l’histoire dont ils sont porteurs faisant d’eux un somptueux et émouvant spectacle. Ils se présentent comme de véritables petits objets d’art, des chefs d’oeuvre emplis d’une grâce sans égale.
Lors de notre voyage à Rome, mon amoureux m’a fait le plus joli des cadeaux en m’offrant un maxi twilly en soie dessiné par Bali Barret de la célèbre maison.

Hermès raconte l’histoire de ce maxi-twilly : « Le carré se soumet avec grâce à toutes les métamorphoses. Il choisit ici quelques célèbres compositions de la maison, les découpe en longues bandes et de leur assemblage naît un motif inédit. Couvertures et tenues de jour de Jacques Eudel laisse apparaître le profil de quelques chevaux vêtus de leurs tenues de repos ou de présentation. Le portrait du Tigre royal de Christiane Vauzelles est tout aussi imposant divisé en deux que dans son intégralité ! Puis vient Brides de gala, l’incontournable, un coup d’œil suffit à le reconnaître. Quant à H Cinétique, ses sillons nous entrainent vers Pani la Shar Pawnee de Kermit Oliver, l’Indien dont le regard exprime toute la sagesse de son peuple… Carré en carrés, un carré fait de carrés… ».

J’affectionne également un modèle vintage crée en 1988 intitulé « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » format gavroche (45cm x 45 cm) dessiné par Catherine Baschet. Les détails précieux des flacons et ses nuances de rouge et de bleu lui donne un air distingué très plaisant.

Entre souffle conservateur et modernité …

Les motifs d’Hermès sont synonyme de profusion, de richesses trouvant leur source dans une inspiration classique. Ils sont le symbole du souffle conservateur qui caractérise la marque. Pourtant, Hermès a su s’adapter et n’a cessé de décliner les carrés au gré d’innovations de taille. On note par exemple le lancement de modèles parfumés ou imperméables. D’ailleurs, Bali Barret, à la tête de la direction artistique du carré, l’a rendu accessible en modifiant les dimensions et le graphisme afin de toucher toutes les générations de femmes.  Enfin, le carré est absolument adaptable et peut venir habiller un cou tout autant qu’une anse de sac à main ou relever une crinière indomptable. Vous pouvez également vous en servir en guise de ceinture pour les plus grands modèles ou décorer votre poignet.

« Dieu est dans les détails » comme le disait Saint Thomas d’Aquin/ Gustave Flaubert (expression à l’attribution incertaine). En effet, Hermès est fait de détails, a le souci et le goût de la bienfacture, de la finition. Les carrés sont la touche ultime d’une tenue posée par le goût lui-même. Je vous invite à lire l’interview de Guillaume de Seynes, directeur adjoint général du groupe qui expose les valeurs et la politique de la maison.

Les carrés dans l’ordre :
– Les flots du cheval
– Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse
– Grande tenue
– De Carré en Carrés
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